Sommaire
- Quel matériel emporter pour une randonnée d’été, selon la durée ?
- Combien d’eau emporter quand il fait chaud ?
- Boire beaucoup suffit-il ?
- Faut-il un filtre à eau en montagne l’été ?
- Comment se protéger du soleil en altitude ?
- Chaleur et orage : quels accessoires de sécurité ?
- Que mettre dans la trousse de secours d’été ?
- Bivouac d’été : que prévoir en plus pour la nuit ?
- Vêtements et accessoires de confort : que garder, que laisser ?
- Questions fréquentes
- Sources
Pour une randonnée en été, les accessoires qui comptent sont ceux qui gèrent l’eau, le soleil et l’orage : assez d’eau et de quoi la purifier, un chapeau, des lunettes de catégorie 3, de la crème solaire, une trousse de secours avec un tire-tique, une lampe et de quoi s’orienter. Tout le reste relève du confort.
L’été, le sac devrait être plus léger : pas de doudoune, pas de gants. C’est l’inverse qui se produit. Un litre d’eau pèse un kilo, et par forte chaleur vous en portez plusieurs.
Ce guide trie les accessoires de randonnée d’été selon ce qu’ils évitent réellement : la déshydratation, le coup de soleil en altitude, l’eau qui rend malade, la nuit qui tombe sous l’orage. Les études citées viennent de randonneurs en conditions réelles.
Quel matériel emporter pour une randonnée d’été, selon la durée ?
La liste dépend moins de la saison que de la durée et de l’isolement. Une boucle de deux heures près d’un village et une traversée de deux jours dans le Mercantour ne demandent pas le même sac. Le tableau suivant part de la sortie, puis ajoute ce que l’été change.
| Accessoire | Demi-journée | Journée | Plusieurs jours |
|---|---|---|---|
| Eau | Une gourde pleine au moins | Votre besoin mesuré, plus une marge | Gourdes ou poche, plus de quoi purifier |
| Filtre ou pastilles | Inutile si l’eau suffit | Utile si vous comptez sur les sources | Indispensable |
| Chapeau, lunettes, crème | Oui | Oui | Oui, crème en quantité |
| Trousse de secours, tire-tique | Version légère | Complète | Complète, médicaments personnels |
| Carte, téléphone chargé | Oui | Oui, avec batterie externe | Oui, avec recharge prévue |
| Lampe frontale | Conseillée | Oui | Oui, avec piles ou recharge |
| Veste imperméable légère | Selon la météo | Oui en montagne | Oui |
| Couverture de survie | Oui | Oui | Oui |
| Sac à dos | 15 à 20 litres | 20 à 30 litres | 40 litres et plus |
Pour une sortie à la journée, un sac de 20 à 30 litres suffit. Il doit avoir de la place pour l’eau, une veste, le pique-nique et la trousse, et un dos ventilé si vous transpirez beaucoup. Notre guide du sac à dos de randonnée à la journée détaille les volumes et les réglages.
Une règle simple pour ne rien oublier : préparez le sac la veille, sur une liste écrite, et ressortez tout ce qui n’a pas servi lors des trois dernières sorties, sauf la trousse, la lampe et la couverture de survie. Ces trois-là servent rarement, mais le jour où vous en avez besoin, rien ne les remplace.
Combien d’eau emporter quand il fait chaud ?
Aucun chiffre ne vaut pour tout le monde, et c’est justement ce que disent les études. Selon la position de l’American College of Sports Medicine, publiée en 2007, la sueur varie beaucoup d’une personne à l’autre, en volume comme en sels perdus. L’objectif fixé n’est pas de boire une quantité donnée, mais d’éviter une perte de poids due au manque d’eau supérieure à 2 % du poids du corps.
du poids du corps : au-delà de cette perte d’eau, la déshydratation devient excessive et les performances baissent. Pour une personne de 70 kg, cela représente 1,4 kg, soit 1,4 litre de sueur non compensée.
American College of Sports Medicine, position sur l’hydratation à l’effort, 2007.
Mesurer votre propre besoin
La méthode recommandée tient en deux pesées. Pesez-vous juste avant une sortie d’été typique, puis au retour, dans la même tenue. Chaque kilo perdu correspond à peu près à un litre de sueur qui n’a pas été remplacé. Ajoutez ce que vous avez bu en route : vous obtenez ce que votre corps a réellement perdu, pour cette durée, cette chaleur et ce dénivelé.
Refaites l’exercice deux ou trois fois. Vous saurez alors s’il vous faut 1,5 litre ou 3 litres pour une journée en moyenne montagne, plutôt que de vous fier à une moyenne.
Pendant la sortie, votre urine reste le repère le plus simple : claire, tout va bien ; foncée et rare, buvez davantage à la prochaine pause. La soif, elle, arrive tard, surtout quand on marche concentré sur le sentier.
Vérifiez aussi les points d’eau sur la carte avant de partir. En été, beaucoup de sources de moyenne montagne tarissent, et une fontaine de village peut être fermée ou signalée non potable.
Gourde, poche à eau ou bouteille ?
Une poche à eau de 2 à 3 litres, glissée dans le sac avec son tuyau sur la bretelle, fait boire souvent et par petites gorgées, ce qui convient bien à la chaleur. Elle a deux défauts : vous ne voyez pas ce qui reste, et elle se nettoie moins facilement.
Une gourde rigide, en inox ou en aluminium, se remplit vite à une fontaine et se contrôle d’un coup d’œil. Les modèles isothermes gardent l’eau fraîche plusieurs heures, au prix de quelques centaines de grammes en plus. Beaucoup de randonneurs combinent les deux : la poche pour boire en marchant, une gourde de réserve pour savoir où ils en sont. Vous trouverez ces formats dans notre rayon gourdes de randonnée.
Boire beaucoup suffit-il ?
Non, et l’excès inverse existe. Il est plus rare, mais il est plus grave.
Au parc national du Grand Canyon, en Arizona, une équipe médicale a étudié les randonneurs d’été qui avaient demandé de l’aide pour un malaise lié à l’effort à la chaleur. Sur 44 patients dont le sang a été analysé, 7 présentaient une hyponatrémie symptomatique, c’est-à-dire un sang trop dilué, pauvre en sodium. Trois d’entre eux ont fait une crise convulsive. Les indices réunis par les auteurs laissaient penser que ces randonneurs avaient trop bu.
BOIRE EN ÉTÉ : CE QU’ON CROIT, CE QUE MONTRENT LES DONNÉES
Idée reçue
- Plus on boit d’eau, mieux on se porte.
- Les sels minéraux, c’est pour les sportifs de haut niveau.
Ce que montrent les données
- Boire de grandes quantités d’eau sans manger peut diluer le sang : 7 randonneurs sur 44 en malaise au Grand Canyon.
- Une boisson qui apporte sels et sucres peut être plus utile que l’eau seule lors d’un effort long.
Le message pratique est simple. Buvez régulièrement, sans vous forcer à finir vos gourdes, et mangez en même temps. Des aliments salés, des fruits secs, du pain, un peu de fromage apportent le sel que la sueur emporte. Pour composer ce pique-nique, notre article sur la nourriture à prendre en randonnée donne des repères par durée de sortie.
Les auteurs relèvent un piège : nausées, vomissements, maux de tête et vertiges apparaissaient aussi bien chez les randonneurs déshydratés que chez ceux qui avaient trop bu. En revanche, une confusion ou une convulsion chez quelqu’un qui a beaucoup bu doit faire appeler le 112 sans attendre.
Faut-il un filtre à eau en montagne l’été ?
Une eau de torrent claire et froide n’est pas pour autant une eau potable. En été, les troupeaux montent en estive, et une seule bête qui pâture en amont suffit à contaminer un ruisseau limpide. Les parasites et les bactéries ne se voient pas.
Si votre itinéraire compte sur des sources pour remplir les gourdes, emportez de quoi traiter l’eau. Trois solutions coexistent, avec des limites différentes.
Filtre
Une membrane à fibres creuses retient bactéries et parasites. La plupart des filtres de randonnée ne retiennent pas les virus. Eau buvable tout de suite.
Pastilles
Le traitement chimique agit sur les bactéries et les virus, moins bien sur certains parasites. Il demande un temps d’attente avant de boire.
Ébullition
Une eau portée à ébullition est sûre vis-à-vis des microbes. Il faut un réchaud, du gaz et du temps : réservée au bivouac.
Pour une sortie à la journée, un petit filtre gourde de quelques dizaines de grammes suffit. Pour plusieurs jours en groupe, un filtre à pompe ou à gravité traite plusieurs litres d’un coup. Notre sélection de filtres à eau de randonnée couvre ces deux usages. Combinez filtre et pastilles si vous voyagez là où les virus de l’eau sont fréquents.
Un filtre se bouche avec une eau chargée de limon : laissez-la reposer dans un récipient avant de filtrer, et rincez la membrane comme l’indique le fabricant. Ne le laissez pas geler s’il a déjà servi, la glace peut abîmer les fibres.
Comment se protéger du soleil en altitude ?
En montagne, chaque millier de mètres gagné ajoute des ultraviolets, parce que la couche d’air qui les filtre au-dessus de vous s’amincit. Le réseau autrichien de mesure des UV en donne une idée.
d’UVA en plus tous les 1 000 mètres d’altitude, d’après jusqu’à cinq ans de mesures sur trois stations autrichiennes.
Schmalwieser et coll., Photochemistry and Photobiology, 2019.
La même étude rappelle que les nuages comptent autant que l’altitude : en moyenne l’été, Vienne recevait chaque jour presque autant d’UVA que le mont Gerlitzen, à 1 540 mètres, parce que son ciel était moins nuageux. À nuages égaux, la montagne reçoit donc davantage. Ne vous fiez donc ni à la fraîcheur de l’air ni au vent. Ils masquent la brûlure, ils ne la réduisent pas.
L’heure compte aussi. Le rayonnement est le plus fort autour du midi solaire, qui tombe en France vers 13 h 30 ou 14 heures en heure d’été, et non à midi pile. La prévision de Météo-France indique un indice UV : à partir de 6, niveau qualifié d’élevé, une protection complète s’impose, chapeau, lunettes, crème et manches comprises.
Le chapeau plutôt que la casquette
Une casquette protège le visage mais laisse la nuque et les oreilles au soleil, là où les coups de soleil de randonneur sont les plus fréquents. Un chapeau à large bord, ou une casquette munie d’un rabat sur la nuque, couvre les trois. Choisissez un tissu clair et ventilé, et un cordon pour les crêtes ventées.
Des lunettes de catégorie 3, voire 4
Les verres solaires sont classés de 0 à 4 par la norme EN ISO 12312-1. La catégorie 3 convient à la forte luminosité de la montagne en été. La catégorie 4 vise la luminosité exceptionnelle des glaciers et des névés ; elle est interdite pour conduire. Des branches enveloppantes limitent la lumière qui entre par les côtés.
Crème et vêtements
Prenez une crème d’indice élevé, appliquez-la avant de partir, puis renouvelez-la toutes les deux heures environ et après une forte transpiration. N’oubliez ni les oreilles, ni le dessus des mains, ni l’arrière des genoux si vous marchez en short. Les lèvres brûlent aussi : un stick avec indice de protection pèse quelques grammes et tient dans la poche de la ceinture. Les vêtements font souvent mieux que la crème : un tissu étiqueté UPF 40+ selon la norme EN 13758-2 laisse passer au plus un quarantième des UV, soit 2,5 %, et ne s’efface pas avec la sueur. Pour composer une tenue complète, voyez notre guide pour s’habiller pour une randonnée en été.
Chaleur et orage : quels accessoires de sécurité ?
Le meilleur accessoire contre la chaleur est l’horaire. Partez tôt, faites les montées exposées au sud avant 11 heures, et gardez les passages en forêt ou en fond de vallon pour le milieu de journée. Une sieste à l’ombre entre 13 et 15 heures coûte moins cher qu’un coup de chaleur.
Reconnaître l’épuisement par la chaleur
Crampes, grande fatigue, nausées, maux de tête, peau moite et pâle : arrêtez-vous à l’ombre, faites boire par petites gorgées une boisson un peu salée, mouillez la nuque et les avant-bras. Si la personne devient confuse, tient des propos incohérents, cesse de transpirer ou perd connaissance, appelez le 112. Le coup de chaleur est une urgence vitale.
Un brumisateur ou un simple bandana mouillé au premier ruisseau abaisse la température ressentie. Ce sont deux des accessoires d’été les moins chers et les plus efficaces.
Avec des enfants
Un enfant se plaint rarement de la soif avant d’être grognon ou fatigué. Proposez-lui à boire à chaque pause, sans attendre qu’il réclame, et donnez-lui sa propre petite gourde : il boit plus volontiers quand il se sert seul. Chapeau, lunettes adaptées à son âge et crème sont de rigueur, même par temps voilé.
Dans un porte-bébé, le tout-petit reste immobile au soleil pendant que vous marchez. Une capote ou un pare-soleil, des vêtements couvrants et des pauses à l’ombre comptent plus que tout le reste. Les pédiatres déconseillent d’exposer au soleil direct un bébé de moins de 6 mois. Touchez régulièrement sa nuque : chaude et moite, il est temps de s’arrêter.
L’orage d’été en montagne
En été, l’orage se forme souvent l’après-midi, après une matinée sans nuage. Consultez la prévision de Météo-France pour le massif la veille puis le matin, et fixez-vous une heure de demi-tour. Si les nuages bourgeonnent vers le haut et que le tonnerre gronde, quittez les crêtes et les sommets, éloignez-vous des arbres isolés, des clôtures et des câbles, et posez les bâtons.
Trois accessoires prennent alors tout leur sens. La veste imperméable légère, qui pèse souvent de 200 à 400 grammes, évite de grelotter après l’averse, car la température peut chuter de plusieurs degrés en quelques minutes. La lampe frontale vous ramène si l’attente sous abri vous a mis en retard. La couverture de survie, une feuille de quelques dizaines de grammes, protège du vent et du froid en cas d’attente forcée.
Gardez le téléphone chargé pour appeler les secours, en mode avion pour économiser la batterie, et une carte papier en cas de panne.
Que mettre dans la trousse de secours d’été ?
La trousse d’été ressemble à celle des autres saisons, avec trois ajouts : de quoi soigner les ampoules, que la chaleur multiplie, un tire-tique et de quoi calmer les piqûres.
Les ampoules, premier souci du randonneur
Les pieds gonflent et transpirent davantage en été. La peau ramollie s’abîme plus vite au frottement. Emportez des pansements pour ampoules, du ruban adhésif à poser sur une zone qui chauffe avant que l’ampoule ne se forme, une paire de chaussettes de rechange et un petit antiseptique. Si vos pieds brûlent en fin de journée, notre article sur les pieds qui chauffent en randonnée passe en revue les causes et les solutions.
Les tiques
Les tiques vivent dans les herbes hautes, les fougères et les lisières, du printemps à l’automne. Un pantalon long rentré dans les chaussettes limite les piqûres. Le soir, inspectez la peau, y compris le cuir chevelu, l’arrière des genoux et les plis. Une tique se retire au tire-tique, en tournant, sans l’écraser ni l’endormir avec un produit. Consultez si une rougeur s’étend autour de la piqûre dans les jours ou les semaines qui suivent, ou si de la fièvre apparaît.
Le reste de la trousse
Ajoutez une bande, des compresses, une pince à échardes, une crème contre les piqûres d’insectes, vos médicaments habituels et un antidouleur. Une liste d’urgence écrite, avec vos allergies et un contact, rend service aux secours. Le tout tient dans une pochette étanche de quelques centaines de grammes.
Bivouac d’été : que prévoir en plus pour la nuit ?
Une nuit dehors en été n’a rien d’une nuit chaude. Dans l’atmosphère standard, la température baisse d’environ 0,65 degré tous les 100 mètres : à 2 000 mètres, comptez à peu près 10 degrés de moins qu’au fond d’une vallée à 500 mètres, avant même le refroidissement de la nuit. Par ciel dégagé, le sol perd sa chaleur vite, et l’herbe se couvre de rosée.
Le sac de couchage, choisi sur la bonne température
Les sacs de couchage affichent trois températures, mesurées selon la norme EN ISO 23537. La température de confort correspond à une femme qui dort détendue ; la température limite, à un homme recroquevillé qui commence à avoir froid ; la température extrême est une limite de survie, pas une indication d’usage. Choisissez sur la température de confort, avec quelques degrés de marge sous la nuit la plus froide attendue. Un drap de sac en soie ou en coton léger suffit parfois en plaine au mois d’août.
Le reste du matériel de nuit
Le matelas isole surtout du sol, qui refroidit plus que l’air. Une lampe frontale, une couche chaude et un bonnet léger trouvent leur place même en juillet. Près des lacs et des tourbières, un répulsif et une tente à moustiquaire font la différence entre une nuit de sommeil et une nuit de piqûres.
Renseignez-vous avant de partir : chaque parc national fixe ses propres règles de bivouac, et le feu de camp est interdit dans la plupart des espaces naturels. En été, quand le risque d’incendie monte, des arrêtés préfectoraux peuvent aussi fermer certains massifs ou restreindre l’usage du réchaud. Un réchaud posé sur une pierre plate, loin des herbes sèches, et une casserole d’eau à portée de main restent la règle.
Vêtements et accessoires de confort : que garder, que laisser ?
Le confort d’été passe d’abord par des vêtements qui sèchent vite. Le coton absorbe la sueur et reste mouillé : il refroidit au premier coup de vent sur une crête. Préférez un tee-shirt synthétique ou en laine mérinos fine, un short ou un pantalon léger, et une couche chaude légère pour le sommet ou le soir.
Quelques accessoires méritent leur place dans le sac :
- Des bâtons, qui soulagent les genoux en descente et aident à passer les gués.
- Une paire de sandales légères, pour les traversées de torrent et les pauses, surtout en itinérance.
- Un couteau simple, pour le pique-nique, une ficelle à couper, une ampoule à soigner.
- Un sac pour les déchets, car rien ne doit rester sur place, pas même les épluchures.
À l’inverse, laissez à la maison les gadgets qui doublent ce que vous avez déjà : un deuxième couteau, une trousse de toilette complète pour une journée, une enceinte. Chaque objet en trop s’ajoute aux kilos d’eau. Et en été, c’est l’eau qui doit avoir la priorité dans le sac.
Questions fréquentes
Quels sont les 10 essentiels à prendre en randonnée ?
La liste vient du club américain The Mountaineers : de quoi s’orienter, une lampe frontale, une protection solaire, une trousse de secours, un couteau, de quoi faire du feu, un abri de secours, de la nourriture, de l’eau et des vêtements en plus de ceux prévus. Elle vaut même pour une courte sortie : c’est l’imprévu qui la justifie.
Qu’est-ce que le syndrome du randonneur ?
C’est une éruption rouge ou violacée sur le bas des jambes, souvent au-dessus de la ligne des chaussettes, après une longue marche par temps chaud. Les médecins parlent de vascularite d’effort. Elle est bénigne et disparaît en moins de 10 jours. Surélevez les jambes ; consultez si elle s’étend, fait mal ou s’accompagne de fièvre.
Quel pantalon pour une randonnée en été ?
Un pantalon léger, en tissu synthétique fin qui sèche vite, de couleur claire. Il protège mieux qu’un short du soleil, des herbes coupantes et des tiques. Le modèle convertible, dont les jambes se détachent par une fermeture éclair, permet de passer au short dans les montées à découvert, puis de se couvrir à l’ombre ou en fin de journée.
Comment ne pas avoir mal aux pieds en randonnée l’été ?
La chaleur fait gonfler les pieds et ramollit la peau, ce qui favorise les ampoules. Portez des chaussettes de randonnée fines qui évacuent la transpiration, desserrez un peu le laçage après quelques heures, et retirez chaussures et chaussettes à chaque longue pause pour aérer les pieds. Une douleur qui persiste après la sortie mérite un avis médical.
Sources
American College of Sports Medicine, Sawka MN, Burke LM, Eichner ER, Maughan RJ, Montain SJ, Stachenfeld NS. American College of Sports Medicine position stand. Exercise and fluid replacement. Medicine and Science in Sports and Exercise, 2007;39(2):377-390. doi:10.1249/mss.0b013e31802ca597
Backer HD, Shopes E, Collins SL, Barkan H. Exertional heat illness and hyponatremia in hikers. American Journal of Emergency Medicine, 1999;17(6):532-539. doi:10.1016/s0735-6757(99)90191-2
Schmalwieser AW, Klotz B, Schwarzmann M et coll. The Austrian UVA-Network. Photochemistry and Photobiology, 2019;95(5):1258-1266. doi:10.1111/php.13111
Quéneau A, Pistorius MA, Connault J et coll. Case-control study on exercise-induced vasculitis in hikers. Angiology, 2022;73(7):643-648. doi:10.1177/00033197211065792
Norme EN ISO 12312-1 (lunettes de soleil, catégories de filtres) ; norme EN 13758-2 (textiles de protection contre les UV, marquage UPF 40+) ; The Mountaineers, liste des « Ten Essentials ».