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Quel sac de couchage choisir pour voyager en Islande ?

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Randonneur d'une quarantaine d'années assis à l'entrée de sa tente sur le sable noir des Hautes Terres islandaises, les jambes dans son sac de couchage, une tasse fumante à la main
Sommaire
  1. Quelle température fait-il la nuit en Islande ?
  2. Quelle température confort viser pour l’Islande ?
  3. Duvet ou synthétique : que change l’humidité islandaise ?
  4. Pourquoi le matelas compte autant que le sac ?
  5. Tente, van ou refuge : où allez-vous dormir ?
  6. Forme, longueur, poids : quels détails regarder ?
  7. Comment passer une nuit au chaud sous tente ?
  8. Comment garder son sac de couchage sec pendant le voyage ?
  9. Questions fréquentes
  10. Sources

Pour un voyage en Islande l’été, choisissez un sac de couchage dont la température confort descend à 0 °C si vous campez près des côtes, et à -5 °C dans les Hautes Terres ou en septembre. Lisez la température confort, pas la limite, et posez le sac sur un matelas isolant de valeur R 3 au moins.

En juillet, à Reykjavik, il ne fait jamais vraiment nuit et le thermomètre reste le plus souvent au-dessus de 8 °C. Quelques heures de piste plus loin, sur les plateaux de l’intérieur, la même nuit peut passer sous zéro, avec du vent et une toile de tente qui ruisselle de condensation.

Le bon sac de couchage pour l’Islande ne se choisit donc pas sur la moyenne du mois. Il se choisit sur la nuit la plus froide de votre itinéraire, et sur l’endroit où vous dormirez : camping de la côte, refuge, van ou tente plantée sur du sable volcanique.

Quelle température fait-il la nuit en Islande ?

L’office météorologique islandais, Veðurstofa Íslands, publie station par station les relevés de chaque mois depuis des décennies. Nous en avons tiré deux valeurs qui intéressent directement le campeur. La température minimale moyenne d’abord, celle d’une nuit ordinaire. Puis la nuit la plus froide de chaque mois, moyennée sur toutes les années disponibles.

StationJuinJuilletAoûtSeptembre
Reykjavik, côte sud-ouest : nuit ordinaire7,2 °C9,1 °C8,6 °C6,2 °C
Reykjavik : nuit la plus froide du mois3,4 °C5,7 °C4,4 °C0,5 °C
Akureyri, nord : nuit ordinaire6,6 °C8,5 °C7,9 °C5,4 °C
Akureyri : nuit la plus froide du mois1,5 °C4,4 °C2,1 °C-1,4 °C
Hveravellir, Hautes Terres, 641 m : nuit ordinaire1,9 °C4,2 °C3,7 °C0,5 °C
Hveravellir : nuit la plus froide du mois-2,8 °C-0,2 °C-1,6 °C-6,5 °C

Calcul Evasion Randonnée d’après les relevés mensuels de Veðurstofa Íslands : moyennes 1991-2020 pour Reykjavik et Akureyri, 1965-2004 pour Hveravellir, station tenue par un observateur jusqu’en 2004.

La lecture est simple. Sur la côte, une nuit de juillet tourne autour de 9 °C. Mais chaque mois compte au moins une nuit nettement plus fraîche, et c’est elle qui vous réveille à 3 heures du matin. Dans les Hautes Terres, la nuit la plus froide d’août tombe en moyenne à -1,6 °C, celle de septembre à -6,5 °C.

Le nord n’a pas des étés plus froids que le sud, mais ses nuits claires refroidissent davantage. À Akureyri, la nuit la plus froide d’août descend en moyenne à 2,1 °C, contre 4,4 °C à Reykjavik.

Combien de degrés entre une nuit ordinaire et la plus froide ?

Selon la station et le mois, l’écart entre la nuit ordinaire et la nuit la plus froide va de 3 à 7 degrés. Il est le plus faible en juillet sur la côte, le plus fort en septembre dans l’intérieur. Si vous voyagez deux semaines, vous avez toutes les chances de croiser cette nuit-là, et sans doute sous la tente plutôt qu’à l’hôtel.

L’intersaison creuse encore l’écart. En mai, la nuit la plus froide du mois descend en moyenne à -1,7 degré à Reykjavik et à -9,7 degrés à Hveravellir. Ceux qui partent tôt pour éviter la foule de juillet doivent donc viser un sac d’hiver, et non un modèle de mi-saison.

Septembre attire pour ses couleurs et ses premières aurores, mais il est aussi plus arrosé : 87 mm de pluie en moyenne à Reykjavik, contre 50 mm en juillet. Plus de pluie, des nuits plus longues et plus froides : c’est le mois où un sac synthétique, ou un duvet bien protégé, prend tout son sens.

Deux facteurs aggravent ce que dit le thermomètre. Le vent, d’abord : à Hveravellir, il souffle en moyenne à 6,5 mètres par seconde en juillet, près de deux fois plus qu’à Reykjavik. Une tente secouée toute la nuit perd sa chaleur plus vite. L’humidité ensuite, qui s’installe dans le garnissage nuit après nuit, comme nous le verrons plus bas.

Avant chaque étape, consultez les prévisions de l’office météorologique sur vedur.is. En Islande, une dépression d’été qui apporte pluie et rafales n’a rien de rare, et elle se prévoit bien deux ou trois jours à l’avance.

Quelle température confort viser pour l’Islande ?

Les sacs de couchage vendus en Europe affichent trois températures, mesurées selon la norme EN ISO 23537, qui a remplacé l’ancienne EN 13537. Le test se fait en chambre climatique, sur un mannequin chauffé allongé sur un matelas défini.

  • La température confort : celle à laquelle une femme de corpulence standard dort sur le dos sans avoir froid.
  • La température limite : celle à laquelle un homme de corpulence standard, recroquevillé, garde son équilibre thermique.
  • La température extrême : le seuil où une femme de corpulence standard risque l’hypothermie au bout de six heures. C’est une valeur de survie, jamais un critère de choix.

La règle qui en découle tient en une phrase. Prenez une température confort égale ou inférieure à la nuit la plus froide que vous prévoyez, et ajoutez quelques degrés de marge si vous êtes frileux, fatigué ou si vous dormez seul dans une tente de deux places.

Pourquoi tant de prudence ? Parce que ces chiffres sont des repères de laboratoire. Une revue de 2008 a comparé six modèles de calcul servant à prédire la température de confort d’un sac de couchage : leurs résultats divergent surtout pour les sacs les plus chauds, et l’auteur souligne le risque d’hypothermie quand le sac ne correspond pas aux conditions réelles.

Une équipe sino-suédoise a ensuite fait dormir 10 volontaires, 6 hommes et 4 femmes, dans quatre sacs testés selon l’ancienne norme. Pour trois sacs, les températures annoncées se sont révélées plutôt prudentes. Pour le sac le moins isolant, la température limite était un peu trop flatteuse. Et dans deux essais par grand froid, les orteils se refroidissaient alors que la peau du reste du corps restait dans la zone de confort.

QUELLE TEMPÉRATURE CONFORT POUR VOTRE VOYAGE EN ISLANDE

1 2 3 4
+5 °C-10 °C
1Van ou refuge en juillet et août, sur la côte : confort autour de +5 °C
2Tente dans les campings de la côte, de juin à août : confort 0 °C
3Tente dans les Hautes Terres ou sur le Laugavegur en été : confort -5 °C
4Tente en altitude en septembre, ou dès la fin mai : confort -10 °C
Repères tirés des nuits les plus froides relevées par Veðurstofa Íslands. Un dormeur frileux décale son curseur d’un cran vers la droite.

Le piège de la température limite

Sur les fiches produit, le chiffre mis en avant est souvent la température limite, parce qu’il est plus bas et paraît plus flatteur. Un sac annoncé « -5 °C » peut ainsi avoir une température confort de 0 ou +1 °C. Sur la plupart des sacs de randonnée, la température confort se situe 4 à 7 degrés au-dessus de la limite. Lisez toujours l’étiquette complète, où les trois valeurs figurent côte à côte.

Si un vendeur ne donne qu’une seule température, sans préciser laquelle, ou une « température d’utilisation » sans référence à la norme, méfiez-vous : vous ne pouvez pas comparer ce sac aux autres.

Pour la plupart des voyages en tente, cela revient à chercher un modèle de mi-saison ou d’hiver plutôt qu’un sac d’été. Les modèles de notre rayon sac de couchage hiver annoncent des températures confort de -3 °C à -15 °C : le bas de cette fourchette suffit pour un été sous tente en Islande, le haut vise l’intersaison en altitude.

Duvet ou synthétique : que change l’humidité islandaise ?

Le duvet donne le plus de chaleur pour son poids et se comprime dans un petit volume. Son défaut est connu : mouillé, il s’aplatit et perd une grande partie de son gonflant, donc de sa chaleur. Les fibres synthétiques pèsent plus lourd à chaleur égale et prennent plus de place, mais elles isolent encore une fois humides et sèchent plus vite.

En Islande, la pluie n’est pas la seule menace. L’eau, c’est aussi vous qui l’apportez dans le sac. Chaque nuit, le corps évacue de la vapeur à travers le garnissage, et par temps froid une partie se condense avant d’en sortir.

800 g

d’eau, c’est ce qui s’est accumulé au pire dans des sacs de couchage utilisés plusieurs jours de suite par temps froid. Selon l’enveloppe posée sur le sac, l’accumulation allait de 92 à 800 grammes.

Havenith, den Hartog et Heus, Ergonomics, 2004 : 6 jours d’usage à -7 °C et 5 jours à -20 °C.

L’étude a été menée sous zéro, donc plus froid qu’un été islandais. La leçon vaut pourtant pour vous : sans possibilité de sécher, l’eau s’accumule nuit après nuit. Les chercheurs ont aussi observé que secouer chaque matin le givre de l’intérieur de la housse limitait cette accumulation.

Pour l’Islande, trois cas se présentent. En itinérance sous tente pendant une semaine ou plus, sans séchage possible, prenez un synthétique, ou un duvet traité hydrophobe sous une enveloppe déperlante, toujours rangé dans un sac étanche. En van ou en refuge, où le sac reste au sec, le duvet garde tout son intérêt : il est plus léger et plus compact. Avec un budget serré, un synthétique de qualité vaut mieux qu’un duvet bas de gamme, dont le gonflant s’effondre dès la première nuit humide.

Pour un duvet, l’oie ou le canard compte moins que deux chiffres. La proportion de duvet par rapport aux plumes, d’abord, notée par exemple 90/10. Le pouvoir gonflant, ensuite, exprimé en cuin (pouces cubes par once) : les sacs de randonnée en duvet affichent le plus souvent de 600 à 800 cuin, et plus le chiffre monte, plus le sac isole pour un même poids.

Pourquoi le matelas compte autant que le sac ?

Sous votre dos, vos hanches et vos épaules, le garnissage écrasé par votre poids n’isole presque plus. C’est le matelas qui vous sépare du sol. Et le sol islandais, sable volcanique, gravier ou neige tassée près des refuges d’altitude, pompe la chaleur toute la nuit par simple contact.

L’isolation d’un matelas se lit à sa valeur R, mesurée selon la norme américaine ASTM F3340 que la plupart des fabricants affichent désormais. Plus elle est élevée, mieux le matelas isole. Les repères usuels des fabricants placent une valeur R de 2 sur les nuits d’été douces, de 3 à 4 sur les nuits proches de 0 °C, et de 5 ou plus sur sol gelé ou sur neige.

La norme des sacs de couchage elle-même le montre. Quand deux chercheurs ont fait varier les paramètres du test, l’isolation du matelas, la vitesse de l’air et le délai entre le déballage du sac et la mesure changeaient le résultat de 5 à 15 %. Autrement dit, la température affichée suppose un bon matelas, un air calme et un sac bien regonflé.

Planche illustrée en coupe d'une personne endormie dans un sac de couchage sous une tente, posée sur un matelas isolant mis en évidence en orange au-dessus d'un sol volcanique
Le garnissage écrasé sous le corps n’isole presque plus : sur un sol froid, c’est l’épaisseur du matelas qui retient la chaleur.

Sur la lave, un matelas gonflable se perce vite : les arêtes de pierre coupent comme du verre. Glissez un kit de réparation dans la trousse et posez l’empreinte de la tente ou une bâche dessous. Un matelas en mousse à cellules fermées, plus encombrant, ne crève jamais ; certains randonneurs superposent les deux pour les nuits d’altitude. Les valeurs R s’additionnent : une mousse de R 2 sous un matelas gonflable de R 3 vous isole à peu près comme un matelas de R 5, et la mousse vous garde au sec du sol si le gonflable vous lâche en pleine nuit. Notre rayon matelas de randonnée réunit des modèles pliables et gonflables.

Tente, van ou refuge : où allez-vous dormir ?

Le choix du sac dépend aussi de l’abri. La loi islandaise sur la protection de la nature, la loi n° 60/2013, telle que la présente l’Agence islandaise de l’environnement (Umhverfisstofnun), ne traite pas de la même façon la tente et le véhicule.

Van ou camping-car

Nuit interdite hors des campings et des zones urbaines sans l’accord du propriétaire. L’habitacle coupe le vent : un confort de 0 à +5 °C suffit en été.

Tente

Une nuit possible sur une terre non cultivée, loin d’un camping et sans panneau contraire. Le vent et le sol commandent : confort 0 °C au moins.

Refuge

Couchage en dortoir ou en mezzanine, dans votre propre sac. Un modèle léger de confort +5 à 0 °C convient, sauf aux refuges d’altitude.

Règles résumées d’après l’Agence islandaise de l’environnement. Dans certains parcs nationaux, comme Þingvellir et le Vatnajökull, on ne campe que sur les emplacements prévus.

Sous tente, l’agence demande l’accord du propriétaire près des habitations et des fermes, pour plus d’une nuit, au-delà de trois tentes ou sur une terre cultivée. Beaucoup de voyageurs croient le bivouac totalement interdit en Islande ; le texte officiel est plus nuancé, mais il varie d’un site protégé à l’autre, et le camping reste souvent le plus simple. Il offre aussi un abri pour cuisiner et sécher ses affaires. Côté matériel, une tente qui tient au vent compte autant que le sac : reprenez nos critères pour choisir une tente de randonnée.

Les refuges du Laugavegur, l’itinéraire de 54 km entre Landmannalaugar et Þórsmörk, sont gérés par l’association Ferðafélag Íslands. Ils ouvrent en moyenne de fin juin à mi-septembre, selon la date d’ouverture des pistes. On y dort sur des matelas, dans son propre sac de couchage. À Hrafntinnusker, perché à 1 100 mètres, le camping se fait sur sable, gravier ou neige selon les conditions : c’est l’étape où l’on a le plus froid.

Randonneuse d'une cinquantaine d'années assise à l'entrée de sa tente dans les Hautes Terres islandaises, remontant la capuche de son sac de couchage sur sa tête
Dans les Hautes Terres, la nuit la plus froide de l’été passe souvent sous zéro : capuche serrée et collerette fermée font la différence.

Ces itinéraires d’altitude traversent des gués et des zones sans réseau téléphonique. Avant de partir, déposez votre plan de route sur Safetravel, le site de l’association islandaise de secours ICE-SAR, et retenez le 112, numéro d’urgence en Islande comme en France. Si une tempête est annoncée, décaler une étape protège mieux que le meilleur des sacs.

Forme, longueur, poids : quels détails regarder ?

Pour la tente, la forme sarcophage, dite momie, s’impose. Elle laisse moins d’air à réchauffer et entoure la tête d’une capuche réglable. Trois détails pèsent quelques dizaines de grammes et changent une nuit venteuse : la capuche qui se serre autour du visage, la collerette isolante autour des épaules, et le rabat garni qui court le long de la fermeture éclair.

La forme rectangulaire, plus spacieuse, s’ouvre en couverture. Gardez-la pour le van ou le refuge, où l’on a moins froid et où le volume compte peu.

La longueur se choisit à votre taille. Un sac trop court comprime le garnissage aux pieds, là où les orteils se refroidissent déjà en premier. Trop long, il vous oblige à chauffer un volume d’air inutile. Les modèles taillés pour les femmes, plus courts et plus larges aux hanches, ajoutent souvent du garnissage aux pieds.

Regardez aussi le côté de la fermeture. Deux sacs du même modèle, l’un ouvert à gauche, l’autre à droite, se raccordent souvent en un sac double pour un couple. Enfin, pesez le tout : en itinérance, sac, matelas et drap forment souvent 1,5 à 2,5 kg de couchage, et ce poids se porte à chaque montée.

Pour fixer les idées, voici un couchage réaliste pour le Laugavegur sous tente en août : un sac en duvet de confort -5 °C autour de 1 200 g, un matelas gonflable isolé de valeur R 4 autour de 500 g, un drap en soie d’environ 150 g et un oreiller gonflable de 80 g. Soit moins de 2 kg pour quatre nuits où le thermomètre peut toucher zéro. Le même ensemble en synthétique dépasse souvent 2,5 kg.

Comment passer une nuit au chaud sous tente ?

Un sac de couchage ne produit pas de chaleur : il garde celle que vous lui apportez. Une revue japonaise de 2012 sur le sommeil et la température le rappelle à sa façon. Dans la vie réelle, l’exposition au froid ne modifie pas les stades du sommeil quand la literie et les vêtements de nuit soutiennent la régulation thermique ; elle agit en revanche sur la réponse cardiaque pendant la nuit.

La routine du soir compte donc autant que le sac :

  1. Mangez chaud et suffisamment avant de vous coucher, et buvez : un corps qui a faim et soif se réchauffe mal.
  2. Changez-vous : des vêtements secs réservés à la nuit, jamais la veste de pluie ni les habits humides de la journée. Notre guide pour s’habiller dans un sac de couchage détaille les couches à garder.
  3. Bonnet et chaussettes de laine sèches, puisque les pieds refroidissent en premier.
  4. Une gourde d’eau chaude bien fermée, glissée au fond du sac, tiédit les pieds pendant des heures.
  5. Serrez la capuche sans y enfouir le nez : l’haleine charge le garnissage en humidité.
  6. Laissez une aération de la tente ouverte, même par temps froid, pour limiter la condensation qui retombe sur le sac.

Fin juin, il ne fait jamais nuit noire en Islande : à Reykjavik, autour du 21 juin, le soleil se couche peu après minuit et se relève moins de 3 heures plus tard. Un masque de nuit vous aidera à dormir, et des bouchons d’oreilles si la toile claque au vent. Un drap de sac de couchage, en soie ou en polaire, ajoute un peu de chaleur et protège le garnissage de la transpiration ; il se lave bien plus facilement que le sac.

Si vous grelottez sans parvenir à vous réchauffer, ne restez pas seul dans votre coin. Réveillez votre partenaire, buvez chaud, ajoutez une couche sèche. Somnolence anormale, gestes maladroits ou propos confus sont des signes d’hypothermie : appelez le 112.

Comment garder son sac de couchage sec pendant le voyage ?

La journée, rangez le sac de couchage dans un sac étanche à fermeture enroulable, au fond du sac à dos. La pluie islandaise arrive souvent de côté, poussée par le vent, et une housse de sac à dos laisse passer l’eau par le dos et les bretelles. Si la place manque et qu’il doit voyager dehors, voyez comment accrocher son sac de couchage sur son sac à dos sans le mouiller ni le perdre.

Pour une itinérance, le couchage compte dans le choix du sac à dos : un sac de couchage synthétique peut occuper le quart, voire le tiers, d’un sac de 50 litres. Notre guide du sac de trek de 40 litres et plus vous aide à dimensionner le tout.

Chaque matin, ouvrez le sac de couchage et retournez-le pour l’aérer, au soleil ou au vent si le temps le permet, avant de le ranger. Une demi-heure suffit souvent à chasser la vapeur de la nuit. Par temps très froid, secouez le givre de la housse avant de la rouler, comme dans l’étude de 2004.

Sac de couchage sans marque déplié sur un rocher couvert de mousse au soleil du matin, à côté d'un sac étanche ouvert, dans un paysage islandais
Une demi-heure d’aération le matin évite que la vapeur de la nuit ne s’accumule dans le garnissage jour après jour.

Beaucoup de campings islandais disposent d’une salle commune à l’abri : profitez-en pour sécher le sac à fond tous les trois ou quatre jours. De retour chez vous, ne le laissez pas comprimé. Rangez-le à plat ou dans un grand sac de coton, pour que le garnissage garde son gonflant jusqu’au prochain voyage.

Questions fréquentes

Quel sac de couchage pour l’Islande en hiver ?

Camper l’hiver en Islande relève de l’expédition. À Hveravellir, dans les Hautes Terres, la nuit la plus froide de janvier descendait en moyenne à -20 °C entre 1965 et 2004. Il faut alors un sac grand froid de confort -20 °C ou moins, un matelas très isolant et une solide expérience du bivouac hivernal. Sans cela, dormez en hébergement.

Faut-il un sac de couchage dans un van aménagé ?

Oui, ou une literie fournie par le loueur dont vous connaissez la température confort. Sans chauffage stationnaire, l’habitacle suit la température extérieure au fil de la nuit. Un sac de confort 0 °C couvre l’été sur la côte ; en septembre, dans le nord ou en altitude, prévoyez plus chaud ou une couverture en plus.

Peut-on mettre son sac de couchage en bagage cabine ?

Souvent, s’il entre dans les dimensions autorisées une fois comprimé, mais les règles changent d’une compagnie et d’un tarif à l’autre : vérifiez avant de réserver. En soute, glissez-le dans un sac étanche. Les cartouches de gaz du réchaud, elles, sont interdites en avion, en cabine comme en soute : achetez-les sur place.

Combien pèse un bon sac de couchage pour l’Islande ?

Pour une température confort autour de 0 °C, un sac en duvet pèse le plus souvent de 900 g à 1,4 kg, un sac synthétique de 1,5 à 2,2 kg, selon la taille et la finition. En itinérance, chaque demi-kilo se sent dans les montées. En van, le poids compte peu et un synthétique, moins cher, fait très bien l’affaire.

Sources

Havenith G, den Hartog E, Heus R. Moisture accumulation in sleeping bags at -7 °C and -20 °C in relation to cover material and method of use. Ergonomics, 2004;47(13):1424-1431. doi:10.1080/00140130410001704428

Huang J. Prediction of air temperature for thermal comfort of people using sleeping bags: a review. International Journal of Biometeorology, 2008;52(8):717-723. doi:10.1007/s00484-008-0180-5

Lin LY, Wang F, Kuklane K, Gao C, Holmér I, Zhao MM. A laboratory validation study of comfort and limit temperatures of four sleeping bags defined according to EN 13537 (2002). Applied Ergonomics, 2013;44(2):321-326. doi:10.1016/j.apergo.2012.09.001

Kuklane K, Dejke V. Testing sleeping bags according to EN 13537:2002: details that make the difference. International Journal of Occupational Safety and Ergonomics, 2010;16(2):199-216. doi:10.1080/10803548.2010.11076840

Okamoto-Mizuno K, Mizuno K. Effects of thermal environment on sleep and circadian rhythm. Journal of Physiological Anthropology, 2012;31:14. doi:10.1186/1880-6805-31-14

Veðurstofa Íslands (office météorologique islandais), relevés mensuels des stations de Reykjavik, Akureyri et Hveravellir. Umhverfisstofnun (Agence islandaise de l’environnement), « Where can you camp? ». Ferðafélag Íslands, fiches des refuges du Laugavegur. Safetravel (ICE-SAR), « Travel plan ». Norme EN ISO 23537-1, exigences relatives aux sacs de couchage.

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