Service client Français 🇫🇷

-10% MAINTENANT AVEC LE CODE OC10

Ajouts Récents
0
0,00 €

7 marques écolo pour la randonnée

Voir la sélection Vêtement Randonnée
marques écolo pour la randonnée
Sommaire
  1. Pourquoi penser écolo ?
  2. Comment nous avons choisi ces 7 marques
  3. 1-Vaude : la marque éco responsable de l’outdoor
  4. 2-Wise : un concepteur écologique
  5. 3-Patagonia : pour des vêtements éco responsables
  6. 4-Lagoped : la marque française éco responsable
  7. 5-Fjällräven : le géant suédois de vêtements écologiques
  8. 6-L’équipementier Odlo
  9. 7-Le concepteur éco responsable Ortovox
  10. Marque écolo : comment faire son choix ?
  11. Ce qu’il faut retenir
  12. Questions fréquentes
  13. Sources

Sept marques outdoor publient des engagements écologiques vérifiables : Vaude, Wise, Patagonia, Lagoped, Fjällräven, Odlo et Ortovox. Selon les cas, elles misent sur la fabrication européenne, les matières recyclées, la laine tracée, l’imperméabilisation sans PFC, la réparation ou des labels indépendants comme Fair Wear. Avant d’acheter, vérifiez la composition, le label et le pays de fabrication.

Une veste, un sac, une paire de chaussures : votre équipement de randonnée a un coût écologique bien avant le premier sentier.

Bonne nouvelle, des marques outdoor ont fait de la sobriété un choix de fabrication, et pas seulement un argument de vente. Voici sept d’entre elles, présentées sur ce qu’elles font réellement, et une méthode pour juger les autres par vous-même.

Pourquoi penser écolo ?

Parce que l’habillement compte parmi les industries les plus gourmandes en ressources. Une synthèse publiée en 2020 dans Nature Reviews Earth & Environment chiffre ses impacts à plus de 92 millions de tonnes de déchets textiles par an et à 79 000 milliards de litres d’eau consommés. Ses auteurs concluent qu’il faut fabriquer moins vite, acheter moins et porter plus longtemps.

7 marques écolo pour la randonnée Vêtements de randonnée 125036664 m

La randonnée se pratique en plein air, mais elle n’échappe pas à ce constat. Un équipement technique cumule des fibres synthétiques issues du pétrole, des teintures, des membranes et, pendant longtemps, des traitements déperlants à base de composés perfluorés, les PFC, une famille aujourd’hui appelée PFAS.

Le problème des PFC dans l’équipement outdoor

Ces molécules rendent un tissu déperlant à l’eau et aux taches. Elles ont un défaut majeur : elles se dégradent très mal et persistent dans l’environnement. En 2016, Greenpeace en a cherché dans 40 produits outdoor achetés dans 19 pays et régions.

4 sur 40

produits outdoor testés en 2016 par Greenpeace étaient exempts des composés perfluorés recherchés : vestes, pantalons, chaussures, sacs à dos, tentes et sacs de couchage.

Greenpeace Allemagne, rapport « Leaving Traces », janvier 2016. Produits achetés dans 19 pays et régions.

Depuis, le secteur a beaucoup bougé. Plusieurs marques de cette sélection ont retiré les PFC de leurs traitements, et la réglementation a suivi : depuis le 1er janvier 2026, la France interdit la fabrication, l’importation et la vente de vêtements et de chaussures grand public contenant des PFAS, hors vêtements de protection. Les produits fabriqués avant cette date peuvent encore être écoulés jusqu’à la fin de l’année 2026.

Une veste sans PFC protège-t-elle aussi bien ? Pour la pluie, oui. Une équipe européenne a comparé en 2019 des déperlants sans fluor récents aux traitements fluorés à chaîne courte : les meilleurs repoussaient l’eau aussi bien, et les chercheurs les jugent adaptés aux vêtements outdoor grand public. Ils sont en revanche moins efficaces contre les liquides gras. Pour choisir le bon modèle, notre guide de la veste de randonnée imperméable détaille membranes et indices.

Le lavage, l’autre pollution invisible

Les fibres synthétiques se détachent au lavage. Dans une étude publiée en 2016, des vestes et des polaires ont perdu jusqu’à 2 g de microfibres par lavage, soit plus de 0,3 % de leur masse, et environ 7 fois plus dans une machine à chargement par le haut que dans une machine à hublot. Fait notable, quatre des cinq vêtements testés venaient d’une même grande marque outdoor.

Comment nous avons choisi ces 7 marques

Une marque écolo se juge sur des faits que l’on peut contrôler, pas sur la couleur verte de son site. Nous avons retenu des fabricants qui proposent de l’équipement utile en randonnée et qui affichent au moins deux engagements vérifiables : adhésion à un organisme indépendant, label de matière, politique publiée sur les composés fluorés, fabrication tracée ou service de réparation. Nous avons écarté les marques qui ne publient rien de contrôlable, même quand leur communication est très verte : un engagement qui ne se vérifie pas ne compte pas.

Ce classement n’est pas un palmarès. L’ordre reprend celui de notre première sélection, et aucune marque ne nous a payés pour y figurer. Nous ne citons pas de prix : ils changent trop vite, et une veste chère qui dure 10 ans peut coûter moins cher qu’une veste bon marché remplacée tous les deux hivers.

MarqueOrigineSpécialitéEngagements vérifiables
VaudeAllemagne, 1974Sacs à dos, tentes, vêtements, sacoches véloEMAS depuis 2008, Fair Wear depuis 2010, label public Grüner Knopf
WiseFrance, AnnecyVêtements de trail et de randonnée légèreTissus d’Ardèche, confection en France, traçabilité par QR code
PatagoniaÉtats-Unis, 1973Vêtements de montagne, d’escalade et de surf1 % des ventes depuis 1985, B Corp, réparation Worn Wear
LagopedFrance, 2017Vestes, pantalons, polaires de montagneFabrication dans l’Union européenne, matières recyclées, sans fluor
FjällrävenSuède, 1960Sacs à dos, vestes, pantalons, tentesImprégnation sans PFC sur toute la gamme depuis 2015
OdloNorvège, 1946, siège en SuisseSous-vêtements techniques, première coucheFair Wear depuis 2008, gammes en fibres recyclées
OrtovoxAllemagne, 1980Laine mérinos, sécurité avalanche, sacsFair Wear depuis 2015, standard laine Ortovox Wool Promise

1-Vaude : la marque éco responsable de l’outdoor

Vaude est une entreprise familiale allemande fondée en 1974 par Albrecht von Dewitz, qui lui a donné le nom de ses initiales, « v. D. ». Son siège est à Obereisenbach, près de Tettnang, au nord du lac de Constance. Sa fille Antje von Dewitz dirige l’entreprise depuis 2009, et c’est sous sa direction que la durabilité est devenue le fil conducteur de la marque.

Que vend précisément Vaude ?

La gamme couvre presque tout le sac du randonneur : sacs à dos de la journée au trek, tentes, sacs de couchage, vestes, pantalons et chaussures. Vaude est aussi très présente dans le vélo, avec des sacoches et des vêtements de cyclisme.

Détail rare dans l’outdoor, une partie de la production reste en Allemagne : depuis 1980, la manufacture de Tettnang fabrique des sacoches de vélo, des sacs et des sacs à dos.

Que fait Vaude pour le respect de l’environnement ?

Les engagements de Vaude se vérifient auprès d’organismes extérieurs. Son management environnemental est certifié EMAS depuis 2008, une première pour une entreprise outdoor. La marque a rejoint la Fair Wear Foundation en 2010, qui contrôle les conditions de travail chez ses fournisseurs. La même année, elle a créé Green Shape, son propre standard environnemental pour les vêtements et les textiles.

Une grande partie de sa gamme porte le Grüner Knopf, le label textile public allemand, qui exige des critères sociaux et écologiques. Vaude annonce aussi avoir éliminé les PFAS de toutes ses catégories de produits. Pour ses 50 ans, en 2024, l’entreprise a reçu le prix allemand du développement durable dans la catégorie textile.

2-Wise : un concepteur écologique

Wise est une jeune marque française. Ses fondateurs, Axelle Nardoux et Guillaume Boccas, se sont rencontrés en 2015 sur les sentiers de Nouvelle-Calédonie. Ils ont lancé la marque quatre ans plus tard et l’ont installée à Annecy en 2020, au sein d’un incubateur dédié aux sports de montagne.

Les articles de Wise

Wise est née dans le trail, et sa gamme le reflète : t-shirts, vestes légères, cuissards et collants, casquettes et sacs d’hydratation légers. Ces pièces conviennent très bien à la randonnée rapide et aux sorties à la journée par temps chaud, quand chaque gramme compte.

Wise et l’environnement : une histoire particulière

L’engagement de Wise tient d’abord à la proximité. Ses tissus sont fabriqués en Ardèche, notamment par l’entreprise Chamatex, et ses vêtements sont cousus en France. Selon la marque, toute la chaîne de production tient dans un rayon d’environ 240 kilomètres, là où un vêtement de sport classique parcourt souvent des milliers de kilomètres entre le fil et le magasin.

Chaque vêtement porte un QR code cousu qui donne accès à son origine. Wise annonçait aussi reverser une part de ses ventes à des associations de protection de la nature. Ces engagements relèvent de la marque elle-même et ne sont pas certifiés par un label tiers : la traçabilité affichée permet au moins de les contrôler.

3-Patagonia : pour des vêtements éco responsables

Patagonia a été fondée en 1973 par Yvon Chouinard, grimpeur et fabricant de matériel d’escalade. L’entreprise américaine est devenue la référence de l’outdoor engagé, avec des décisions qui vont plus loin que le discours.

Patagonia et ses produits

La marque habille l’escalade, l’alpinisme, la randonnée, le ski et le surf. Pour la randonnée, on retrouve des vestes imperméables, des polaires, des doudounes, des pantalons, des sous-couches et des sacs.

Que fait Patagonia pour la sauvegarde de l’environnement ?

Depuis 1985, Patagonia reverse 1 % de ses ventes à des associations environnementales, et elle a cofondé en 2002 le réseau 1% for the Planet, qui invite d’autres entreprises à faire de même. Elle est certifiée B Corp, un label qui évalue l’entreprise entière : gouvernance, salariés, environnement.

Son programme Worn Wear répare les vêtements et revend ceux qui sont rapportés. L’idée tient en une phrase : le vêtement le plus durable est celui qui existe déjà.

En 2022, la famille Chouinard a cédé la propriété de l’entreprise. Le Patagonia Purpose Trust détient désormais toutes les actions avec droit de vote, soit 2 % du capital, et l’association Holdfast Collective les 98 % restants, sans droit de vote : les bénéfices non réinvestis financent la lutte contre la crise climatique.

Patagonia n’est pas irréprochable pour autant. En 2016, le test de Greenpeace avait encore trouvé des composés perfluorés dans certains de ses produits, comme chez plusieurs autres grandes marques. C’est le signe qu’un engagement se vérifie produit par produit, et dans le temps.

4-Lagoped : la marque française éco responsable

Lagoped, du nom du lagopède, cet oiseau des montagnes qui blanchit en hiver, est une marque française de vêtements de montagne. L’aventure a commencé en 2017 avec trois passionnés, Christophe, Pierre et Julien, qui voulaient des vêtements techniques fabriqués autrement.

Les articles de Lagoped

La gamme couvre le système multicouche du randonneur et de l’alpiniste : vestes imperméables, vestes isolantes, pantalons de montagne, polaires et t-shirts, ainsi qu’un sac à dos. Ce sont des pièces pensées pour la randonnée, le ski de randonnée et l’alpinisme.

Lagoped : son engagement dans l’écologie

Lagoped fabrique dans l’Union européenne. Ses fils et ses tissus viennent de France, d’Italie, d’Espagne et de Slovénie ; un de ses t-shirts, par exemple, est filé en Espagne, tricoté en France et assemblé au Portugal. La marque privilégie les matières recyclées plutôt que les matières vierges, et ses déperlants comme ses membranes sont sans composés fluorés. Sa membrane imperméable vient de Sympatex, présentée comme recyclée, recyclable et fabriquée en Europe.

Côté durée de vie, Lagoped annonce une garantie de 5 ans sur ses vêtements techniques et un service de réparation depuis un atelier de Haute-Savoie : changement de fermeture, trou ou déchirure sur une veste à membrane. Ces informations viennent de la marque, qui ne met pas en avant de label tiers. Elles sont précises, ce qui permet de les vérifier à l’achat.

5-Fjällräven : le géant suédois de vêtements écologiques

Fjällräven, le « renard arctique » en suédois, a été fondée en 1960 à Örnsköldsvik par Åke Nordin. L’histoire commence plus tôt : à 14 ans, le jeune Åke avait déjà fabriqué un sac à dos à armature en bois pour mieux porter ses charges. Depuis plus de 60 ans, la marque garde la même philosophie de matériel simple et robuste.

Les produits conçus par Fjällräven

Fjällräven fabrique des sacs à dos, dont un modèle carré devenu célèbre bien au-delà des sentiers, des vestes, des pantalons de randonnée, des tentes et des sacs de couchage, pour femmes, hommes et enfants. Sa matière emblématique, le G-1000, est apparue en 1968 avec la veste Greenland, conçue pour une expédition au Groenland.

Comment Fjällräven fabrique ses produits ?

Le G-1000 est un tissu dense en polyester et coton, que l’on imprègne de Greenland Wax, une cire à base de cire d’abeille et de paraffine. Avantage pour l’environnement : vous renouvelez vous-même la déperlance en frottant la cire et en la faisant fondre au fer ou au sèche-cheveux, et le vêtement dure des années. Un vieux pantalon en G-1000 hérité d’un parent se réimprègne ainsi comme au premier jour, sans passer par la case achat.

Fjällräven indique avoir retiré les imprégnations aux PFC de toute sa gamme en 2015, des vêtements aux sacs et aux tentes. La marque reconnaît deux limites : les fermetures éclair déperlantes sans PFC restaient difficiles à trouver, et ses traitements sans fluor doivent être renouvelés plus souvent. Ses vestes de pluie récentes utilisent un tissu extérieur en polyamide 100 % recyclé.

6-L’équipementier Odlo

Odlo est née en Norvège en 1946, fondée par Odd Roar Lofterød, dont le nom a donné la marque. L’entreprise a déménagé en Suisse au milieu des années 1980 et son siège se trouve aujourd’hui à Hünenberg, près de Zoug.

un groupe de personnes se baladent dans une forêt.

Que commercialise Odlo ?

Odlo est d’abord le spécialiste de la première couche : sous-vêtements techniques, t-shirts respirants, collants et maillots chauds pour le ski de fond, la course et la randonnée. La marque propose aussi des vestes, des polaires et des pantalons, pour femmes et pour hommes. La première couche est la plus portée de toutes et la plus souvent lavée, donc celle dont la qualité compte le plus.

Odlo : un créateur éco responsable

Odlo est membre de la Fair Wear Foundation depuis 2008. La fondation publie chaque année une évaluation de ses pratiques chez les fournisseurs.

La marque a développé des gammes « Eco » en fibres recyclées, par exemple des sous-couches chaudes en polyester et polyamide recyclés, et elle publie un rapport de développement durable. Pour un randonneur, c’est une bonne porte d’entrée : une première couche recyclée remplace des achats répétés de t-shirts en coton qui sèchent mal.

7-Le concepteur éco responsable Ortovox

Ortovox a été fondée en 1980 au sud de Munich, à Taufkirchen. Son premier produit n’était pas un vêtement : c’était un détecteur de victimes d’avalanche, qui a fait la réputation de la marque dans le secours en montagne.

Quelques produits d’Ortovox

Ortovox reste un acteur majeur de la sécurité avalanche : détecteurs, pelles, sondes et sacs à dos airbag. Depuis 1988, la marque fabrique aussi des vêtements de montagne, avec une spécialité qui la distingue, la laine. Elle propose la laine mérinos du sous-vêtement à la veste isolante, en passant par les polaires, ainsi que des sacs à dos de randonnée et de ski de randonnée.

Ortovox et son plan de développement durable

Depuis 2012, Ortovox achète sa laine mérinos uniquement en Tasmanie, auprès d’éleveurs qui refusent le mulesing, une pratique douloureuse pour les moutons. Elle a ensuite créé son propre standard, l’Ortovox Wool Promise, construit sur le Responsible Wool Standard et qui couvre la gestion des fermes, le bien-être animal, le transport et l’abattage.

La marque est membre de la Fair Wear Foundation depuis 2015. De nombreux produits sont annoncés sans PFC, et ses traitements déperlants vont dans le même sens. Ortovox appartient depuis 2011 au groupe allemand Schwan-Stabilo, tout en restant installée à Taufkirchen.

Marque écolo : comment faire son choix ?

Les sept marques ci-dessus ne sont pas les seules. D’autres fabricants, grands ou petits, font des efforts sérieux, et certaines marques très vertes en apparence n’en font presque aucun.

2 adultes et 2 enfants randonnent dans une forêt en montagne.

Pour juger n’importe quelle marque, y compris celles de votre magasin habituel, quelques critères simples suffisent.

Le matériau de fabrication

Lisez l’étiquette de composition. Un vêtement mono-matière, 100 % polyester recyclé par exemple, sera plus facile à recycler qu’un mélange de fibres. La laine mérinos sent moins vite la transpiration et se lave donc moins souvent. Le polyester recyclé réutilise des bouteilles ou des chutes, mais il libère des microfibres comme le neuf : lavez-le moins souvent et à basse température.

Pour les vêtements imperméables, cherchez la mention sans PFC ou sans PFAS sur le traitement déperlant et sur la membrane. Sur le marché français, c’est devenu la règle depuis 2026 pour les vêtements neufs, mais les stocks plus anciens restent en vente jusqu’à la fin de l’année.

Le label de la société

Un label sérieux est délivré par un organisme indépendant, sur des critères publics, avec des contrôles. Ceux que l’on croise le plus en outdoor ne vérifient pas la même chose.

Matières

GOTS et OCS pour les fibres biologiques, GRS pour les matières recyclées, RWS pour la laine et RDS pour le duvet : ils suivent la matière de la ferme ou du déchet jusqu’au produit.

Chimie

OEKO-TEX Standard 100 teste les substances nocives sur le produit fini. bluesign contrôle la chimie et les ressources dans les usines, en amont.

Travail

La Fair Wear Foundation évalue chaque année les marques membres sur les conditions de travail chez leurs fournisseurs. B Corp note l’entreprise dans son ensemble.

Trois familles de labels qui ne vérifient pas la même chose : un vêtement peut cocher l’une sans les deux autres.

Les labels créés par les marques elles-mêmes, comme Green Shape chez Vaude ou l’Ortovox Wool Promise, peuvent être exigeants, mais leur contrôle dépend de l’entreprise. Ils gagnent en crédibilité quand ils s’appuient sur un standard indépendant, comme le Responsible Wool Standard pour la laine.

Le pays de fabrication

La distance compte pour le transport, mais aussi pour la transparence. Un vêtement fabriqué en Europe l’est sous le droit du travail et les normes environnementales européennes. Pour une fabrication en Asie, ce qui distingue une marque sérieuse, c’est sa capacité à nommer ses usines et à les faire auditer, par exemple via la Fair Wear Foundation.

Méfiez-vous des formules comme « conçu en France » : elles désignent souvent le bureau de design, pas l’atelier de couture.

La réparation et la durée de vie

C’est le critère le plus sous-estimé. Une veste qui dure 10 ans au lieu de 5 divise par deux l’impact de sa fabrication par année de port. Avant d’acheter, regardez la durée de garantie, l’existence d’un service de réparation et la disponibilité des pièces : fermetures, boucles de sac, sangles. Patagonia, Lagoped et Vaude en proposent, et beaucoup de cordonniers et de retoucheurs savent remplacer une fermeture sur une veste technique.

La seconde main, souvent oubliée

Un sac à dos, une polaire ou des bâtons de randonnée d’occasion n’ont plus de coût de fabrication à payer : il a déjà été dépensé. Les vêtements techniques des bonnes marques se revendent bien justement parce qu’ils durent, et certains fabricants, comme Patagonia avec Worn Wear, reprennent et revendent eux-mêmes leurs produits. Vérifiez simplement l’état des coutures, des fermetures et de la membrane, et pour un sac, celui des bretelles et de la ceinture. Pour un premier équipement ou un enfant qui grandit vite, c’est souvent le choix le plus sensé.

Les mots qui ne prouvent rien

« Éco-conçu », « green », « respectueux de la planète », « responsable » : sans chiffre, sans label ou sans précision sur la matière, ces mots n’engagent à rien. Une allégation sérieuse dit ce qui a été fait, sur quelle part du produit, et qui l’a vérifié. Par exemple « polyester 100 % recyclé certifié GRS » est vérifiable ; « collection écologique » ne l’est pas.

Ce qu’il faut retenir

Choisir une marque écolo est un bon réflexe, mais l’achat le plus sobre reste celui que vous ne faites pas. Avant de remplacer une veste ou un sac, demandez-vous s’il peut être réparé, réimperméabilisé ou prêté.

Quand l’achat s’impose, privilégiez des pièces polyvalentes que vous porterez longtemps, en suivant le principe des trois couches détaillé dans notre guide pour s’habiller pour une randonnée. Vous trouverez dans notre rayon vêtements de randonnée des sous-couches, polaires et pantalons pour composer ce système, et dans notre sélection de vestes de randonnée des modèles imperméables et isolants.

L’équipement n’est qu’une partie de l’impact. Le trajet jusqu’au départ, le respect des sentiers et la gestion des déchets pèsent souvent davantage : nos conseils pour une randonnée éco-responsable les classent par ordre d’importance. Et pour les pieds, notre panorama des marques de chaussures de randonnée présente les spécialités de chaque fabricant.

Questions fréquentes

Quelles marques de randonnée sont françaises ?

Dans cette sélection, Wise et Lagoped sont deux jeunes marques françaises. Wise, installée à Annecy, fait tisser ses tissus en Ardèche et coudre ses vêtements en France. Lagoped fabrique dans l’Union européenne et répare en Haute-Savoie. Pour les chaussures, notre panorama des marques de chaussures de randonnée présente aussi plusieurs fabricants français.

Quelles sont les marques outdoor scandinaves ?

Fjällräven est suédoise, née en 1960 à Örnsköldsvik. Odlo est née en Norvège avant de s’installer en Suisse. D’autres marques nordiques connues des randonneurs sont Haglöfs en Suède, Norrøna et Bergans en Norvège. Leur origine ne garantit rien en soi : regardez leurs engagements publiés et leurs labels, comme pour toute autre marque.

Que veut dire « sans PFC » sur une veste de randonnée ?

La mention signifie que le traitement déperlant du tissu, et parfois la membrane, n’utilise pas de composés perfluorés, des substances qui persistent très longtemps dans l’environnement. Depuis le 1er janvier 2026, la France interdit ces PFAS dans les vêtements grand public, hors vêtements de protection. La mention devient donc la norme sur le marché français.

Faut-il réimperméabiliser plus souvent une veste sans PFC ?

Souvent oui. Les déperlants sans fluor repoussent bien l’eau mais moins les salissures grasses, et Fjällräven reconnaît que son imprégnation sans PFC doit être renouvelée plus régulièrement. Lavez la veste selon l’étiquette, séchez-la si la notice le permet, puis appliquez un produit de réimperméabilisation sans fluor quand l’eau ne perle plus.

Sources

Niinimäki K, Peters G, Dahlbo H, Perry P, Rissanen T, Gwilt A. The environmental price of fast fashion. Nature Reviews Earth and Environment, 2020;1(4):189-200. doi:10.1038/s43017-020-0039-9

Schellenberger S, Hill PJ, Levenstam O, Gillgard P, Cousins IT, Taylor M, Blackburn RS. Highly fluorinated chemicals in functional textiles can be replaced by re-evaluating liquid repellency and end-user requirements. Journal of Cleaner Production, 2019;217:134-143. doi:10.1016/j.jclepro.2019.01.160

Hartline NL, Bruce NJ, Karba SN, Ruff EO, Sonar SU, Holden PA. Microfiber masses recovered from conventional machine washing of new or aged garments. Environmental Science and Technology, 2016;50(21):11532-11538. doi:10.1021/acs.est.6b03045

Greenpeace Allemagne, « Leaving Traces: the hidden hazardous chemicals in outdoor gear », janvier 2016. Loi du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux PFAS et décret n° 2025-1376 du 28 décembre 2025. Fair Wear Foundation, fiches membres Vaude, Odlo et Ortovox, consultées le 27 octobre 2026. Pages historiques et engagements publiés par Vaude, Patagonia, Fjällräven, Odlo et Ortovox ; présentations de Wise et de Lagoped dans la presse spécialisée.

10% de réduction sur la boutique !

Ne loupez pas nos offres exclusives, promotions, ventes privées et récupérez votre cadeau de bienvenue.